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Congrés du Syndicat national des Douanes
« On ne se désavouera pas dans l'affaire Benchicou »

Le Syndicat national des Douanes (SND) refuse de se désavouer par rapport à  l'affaire de M. Benchicou. Le secrétariat national, qui s'est présenté hier devant les syndicalistes de la base à  l'occasion de la tenue des 9es assises du syndicat, maintient sa position. « La procédure policiére qui a contraint M. Benchicou à  se présenter devant la justice pour répondre à  l'accusation infondée de transfert illégal des capitaux nationaux à  l'étranger est nulle et non avenue », affirment des membres du SND. Le travail effectué par la police des frontiéres, le 23 aoà»t de l'année écoulée, jour de l'interpellation de M. Benchicou à  l'aéroport international Houari-Boumediéne, est sans aucun effet puisque, disent ces derniers, « il n'y a que la compétence des douaniers qui peut agir dans ce genre de circonstance pour établir une telle infraction à  la réglementation des transferts des biens et des capitaux nationaux ». Dans son rapport moral, le SND revient sur cette affaire pour affirmer qu'il « a eu effectivement à  exprimer une position par rapport à  l'affaire de M. Benchicou. Cette position est intervenue dans le cadre du prolongement de la position exprimée par le secrétariat national de l'UGTA, d'une part, et, d'autre part, elle n'avait pour objectif principal que la défense des prérogatives et des attributions de l'institution douaniére en matiére de répression des fraudes liées aux infractions à  la législation des changes ». Un fait souligné par l'administration des douanes qui, au lendemain de l'interpellation de M. Benchicou, a interpellé le Chef du gouvernement pour lui faire part des transgressions légales policiéres et de son ignorance de l'incident passé au niveau de l'aéroport d'Alger. Des experts des Douanes briseront par la suite le silence pour affirmer que « màªme si un Algérien en disposition de bons d'épargne familiaux lors de son déplacement à  l'étranger ne constitue nullement une infraction par rapport à  la loi ». Ahmed Badaoui ne démord pas face aux pressions. Son mérite d'àªtre fidéle à  ses engagements a eu les faveurs du patron de la centrale syndicale. Le discours prononcé par ce dernier devant les congressistes a été un vibrant hommage au secrétaire général sortant du SND. Devant l'assistance, il déclare qu'« il faut 48 Badaoui dans les 48 wilayas pour avoir ce modéle de syndicaliste que nous avons tant besoin au sein de nos structures, màªme si des divergences d'appréciation nous poussent trés souvent à  l'affrontement des idées ». Le secrétaire général de l'UGTA fait allusion à  la position affichée par Ahmed Badaoui, opposant au soutien de M. Bouteflika, lors de la réunion de la Commission exécutive nationale (CEN) qui avait précédé le scrutin présidentiel du 8 avril 2004. Ahmed Badaoui s'est illustré en défendant « la neutralité de l'UGTA à  l'égard de tout soutien à  un quelconque candidat qui ne visait que la préservation de la liberté syndicale de l'UGTA et de son action contre toute décision ou programme politique et économique qui irait à  l'encontre de ses objectifs et de sa stratégie ». En tout état de cause, la caution apportée par le secrétaire général de l'UGTA à  M. Badaoui constitue un message fort pour sa réélection pour un troisiéme mandat. Les travaux des assises du SND prendront fin aujourd'hui.
Nadir Benseba


Nadir Benseba

02-06-2004

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