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Conflit israélo-palestinien
Paris et Pékin entrent en jeu au Proche-Orient

Michel Barnier, le ministre franà§ais des Affaires étrangéres, se rendra « dans quelques jours » au Proche-Orient, « sources du terrorisme », pour plaider « avec beaucoup de force » en faveur de l'« application de la "Feuille de route" du quartet qui « exige la négociation entre Israéliens et Palestiniens ». « Il y a urgence à  stopper cette spirale de sang, de terreur, de violence qui touche () si prés de nous aussi bien les enfants d'Israà«l que les enfants de Palestine », dit-il devant l'Assemblée nationale franà§aise. Le patron de la diplomatie franà§aise qualifie le Proche-Orient d'« un trou noir qui peut emporter le monde puisque nous savons que le terrorisme international se nourrit partout et toujours de ces humiliations et de cette désespérance ». Cette position franà§aise affichée à  la veille de la réunion du G8 en Georgie, aux Etats-Unis, et partagée par les capitales arabes, signifie-t-elle que Paris se positionne déjà  contre les Etats-Unis qui refusent d'établir un lien entre le terrorisme qui les a frappés le 11 septembre 2001 et la question palestinienne ? Probable. « Nous ne baisserons pas les bras, nous Franà§ais et nos colléges européens, parce qu'il n'y a pas de fatalité. Nous voulons mettre en uvre cette "Feuille de route", étape par étape, y compris l'étape du retrait de Ghaza, à  condition de ne pas avoir détruit Ghaza avant, et nous sommes pràªts à  accompagner cette étape du retrait de Ghaza », dit-il. Washington estime que le conflit israélo-palestinien pourrait trouver une solution dans l'application du plan de retrait unilatéral israélien et la promotion de l'« Initiative du grand Moyen-Orient », un projet destiné à  encourager la démocratisation et les réformes dans cette partie du monde. L'approche américaine de la question palestinienne n'est pas la seule qui inquiéte depuis peu les Franà§ais. La gestion du dossier irakien aussi avec son lot de révélations sur les tortures dans la prison américaine d'Abou Ghraà¯b. D'o๠l'insistance de Paris à  demander l'amendement du projet américano-britannique de résolution au Conseil de sécurité sur la passation de pouvoir des forces d'occupation au gouvernement irakien prévu au 30 juin. Pékin aussi tente de faire avancer le processus de paix israélo-palestinien. Wang Shijie était mardi à  Ramallah en tant qu'envoyé spécial chinois sur le probléme du Moyen-Orient. Pour rencontrer le Président Arafat et le Premier ministre palestinien Ahmed Qoreà¯. La Chine estime que les négociations de paix sont le seul moyen de résoudre le conflit et plaide pour le principe « le territoire contre la paix » comme base des négociations. Paris, Pékin, Moscou accusent Washington, qui a adopté une politique en faveur d'Israà«l, d'avoir mené le processus de paix dans une impasse. Fort du soutien américain, Sharon affirme que son plan de retrait de Ghaza, que les durs de son parti, le Likoud, ont rejeté, « passera » dimanche lors de la réunion du gouvernement. Un plan qu'il compte réussir avec la participation de Hosni Moubarak qu'il rencontrera sous peu à  Charm El Cheikh, la station balnéaire égyptienne.
D. B.


D. B.

02-06-2004

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