Vendredi 04 Juin 2004

 

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Chroniques > Ammar Belhimer

Métaphores
« Baà¯onnette intelligente » et justice indépendante
Le jeune Agarbi Chouaà¯b est assassiné par un membre de la garde communale à  T'kout, dans la wilaya de Batna. Les citoyens se soulévent contre le maquillage du meurtre en « acte antiterroriste » par les autorités locales. Ils sont durement réprimés. Les témoignages nombreux et concordants rapportés par la presse font état de torture, de sévices, de mauvais traitements.
A. B. [01-06-2004]

Métaphores
La tàªte de Benchicou
L'indigence de l'actualité politique locale nous autorise à  sacrifier à  la coutume de nous y référer. Elle procure en ce moment le risque mortel de sacraliser la bàªtise. La preuve : cela fait un peu plus de neuf mois que « l'oreille » gauche de ce quotidien martéle le nombre sans cesse croissant de jours de mise sous contrà´le judiciaire de son premier responsable. Benchicou, pour sa part, n'a pas changé et semble peu enclin à  le faire : toujours la màªme insolence à  l'endroit des revirements, des volte-face et des jeux de rà´le. Sans compter ses habituels partis pris du jeudi.
A. B. [25-05-2004]

Métaphores
La concorde de toutes les violences
Le premier gouvernement issu du second mandat du président Bouteflika déclare officiellement vouloir « accroà®tre l'efficacité du rà´le économique de l'Etat » par un « renforcement de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme ». Cette orientation, qui figure dans le projet de programme du gouvernement, a été confirmée, non sans certaines réserves, il faut bien le dire, par le ministre des Finances, connu pour àªtre (un) proche du président de la République.
A. B. [18-05-2004]

Métaphores
La main de l'étranger
«L'Algérie n'a nullement besoin de réformes dictées de l'extérieur car la démocratie s'y exerce depuis plus de quinze ans. » Le propos aurait pu passer inaperà§u s'il n'avait pas émané d'un homme en charge d'un secteur de souveraineté, donc censé peser lourdement ses mots pour àªtre à  la hauteur de sa mission. Il s'agit précisément d'Abdelaziz Belkhadem. Nous nous attellerons, cette fois, à  rappeler que notre pays n'a justement jamais connu d'ingérence étrangére plus marquée que depuis les quinze derniéres années.
A. B. [11-05-2004]

Métaphores
Les grands prédateurs sortent au coucher du soleil
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, vient de verser une piéce maà®tresse à  l'épineux dossier de la corruption. Il confiait jeudi dernier à  l'hebdomadaire parisien Le Point que « 500 millions d'euros sortent chaque année du pays » sous forme de « détournements ».
A. B. [04-05-2004]

« La maison de l'obéissance »
Les premiers indices que livrent les événements quant au scrutin du 8 avril plaident pour « le dilemme du prisonnier » qui, en théorie relate le cas oà¹, craignant le comportement opportuniste de celui auquel il est confronté, le joueur choisit une solution qui minimise les risques, màªme s'il peut tirer meilleurs profits et avantages s'il était en situation de coopération ou de confiance. La suite des événements indiquera forcément ma consistance précise du jeu et ce qui peut résulter de cette défaillance.
A. B. [20-04-2004]

Métaphores
Une démocratie vaudou pour une économie de bazar
Un exercice nous semble intéressant. Il consiste à  emprunter à  Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001(*), les raisons qu'il impute à  la crise de « la nouvelle économie » née des « folles années 1990 » pour les transposer à  la sphére politique algérienne, si tant est qu'elle existe. La devanture démocratique requise pour la théà¢tralisation de la politique, juste pour donner bonne image devant l'extérieur, est symbolisée par des partis microscopiques comme la nouvelle économie l'est par le foisonnement des « sociétés point-com » qui révolutionnent la faà§on de faire des affaires. Les électeurs virtuels, tout comme les consommateurs, sont confiants et les politiques autoproclamés, comme les investisseurs, sont en hausse
A. B. [13-04-2004]

Métaphores
Gare au régionalisme !
L'histoire que nous relatons date des belles années Boumediéne. Elle s'est produite à  la frontiére algéro-marocaine. De crainte que la troisiéme phase de la révolution agraire ne lui confisque une partie des 18 000 tàªtes de son troupeau, un citoyen nomade des Ouled Abdallah, appelons-le Aà¯ssa, décida de le transférer vers Bouarfa chez nos voisins marocains. C'était compter sans l'enfer du Makhzen.
A. B [06-04-2004]

Métaphores
O๠est passé l'arbitre ?
Si l'on croit M. Kherbouche, commissaire du parti du FLN à  Tlemcen, les violences et les exactions - « les dérapages et les dangers », dit-il - dont ont été victimes, dimanche dernier, les partisans d'Ali Benflis « menacent d'arràªter la campagne électorale dans la wilaya ». Le lendemain, c'est dans la paisible localité d'Illizi que les màªmes violences ont été enregistrées. Ajoutés au nombre impressionnant de recours jugés recevables par la commission Bouchaà¯r et la justice, ces actes font peser une grave menace sur la poursuite du processus électoral et, au-delà , sur l'ensemble de l'expérience démocratique naissante et maintes fois contrariée.
A. B [30-03-2004]

Métaphores
Les atouts de Benflis
Un proverbe kabyle illustre, mieux que tout autre, certains drames que recoupe fatalement une palpitante compétition électorale. Ce proverbe dit : « Je ne me suis bien réchauffé que le jour o๠la maison de mes parents a pris feu. » La révolution de palais que semble déterminé à  réussir son prince turbulent n'intéresse réellement les observateurs avisés que parce qu'elle risque d'emporter tout le sérail. Il suffit de suivre attentivement ses discours de campagne pour s'en persuader. A ce stade de la compétition, une premiére et, forcément sommaire, analyse de contenu mettrait en évidence qu'il dit la chose et son contraire, qu'il souffle le chaud et le froid, qu'il menace et se prosterne, pointe du doigt et implore. De Relizane, il nous assure qu'il est « le candidat du FLN, de l'ALN et de l'ANP », tout en se réjouissant de la présence, dans la màªme salle, « des égarés qui ont repris le droit chemin » et ce, une semaine aprés avoir plus ou moins longuement évoqué, en fixant qui vous savez, la question des disparus et celle du Tribunal pénal international.
A. B. [23-03-2004]


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